Herman Geys

* 02.08.1954 Bruxelles
Un anarchiste et artiste affable qui emprunte et vole sans scrupules  à  la richesse de chaque culture, de son propre esprit créatif ouvrant ainsi un large éventail d’influences et de techniques dans son travail. Dans tout cela, il est d’abord quelque peu accro à la peinture à l’huile et à la térébenthine.

Et a ce mot difficile : “Tolérance”. C’est la ligne qui traverse tout son travail.
Il construit cette thérapie sur une synthèse de la pensée bouddhiste, la psychologie évolutionniste du cerveau, la théorie de l’esprit et l’importance incontestable de l’art et de la créativité. La base de la combinaison de ces principes est la valeur et le pouvoir de la compassion, de la tolérance. Cela nous rappelle notre capacité à grandir. Elle est anarchique parce que le silence n’est pas une option. Il s’agit d’une communication nécessaire. C’est pourquoi il utilise la créativité comme langage.

Sa première exposition, dans le cadre d’une exposition collective, a eu lieu en 1981 à Hoeilaart (Belgique).        De 1980 à 2018, il a exposé en Belgique, aux Pays-Bas, Autriche, Serbie, Palestine, Espagne, Portugal, Italie
La route a été longue, pas toujours facile. En raison des circonstances – ou e manque d’un atelier depuis 2018 : sa production visuelle s’est ralentie et il a choisi d’écrire comme solution provisoire créative. La création reste vitale pour lui, en tant qu’artiste visuel, en tant qu’écrivain, en tant que musicien et en tant que personne.

Aujourd’hui, depuis le milieu de l’année 2020, il vit avec sa partenaire Inma Navarro à Denia. Il y a encore un studio. Il a donné un nom au studio : “Atlantis”. Atlantis, un nom auquel on peut peut événtuellement attribuer des histoires mythologiques, bien qu’il s’agisse surtout d’un in memoriam à son chaleureux ami, appelé Atlantis, qui est mort cette année et qui continuera de vivre dans la mythologie de Bruxelles.

Inma Navarro a compilé un beau catalogue en 2011 appelé “Sin Fronteras” qui contient une grande partie de l’œuvre de Herman Geys. En 2021, il y en aura un nouveau, masqué et sans couronne.Il s’appelera “Atlantis”.
Pour survivre Herman Geys a travaillé dans divers théâtres en tant que machiniste, chef de plateau, décorateur. Il a également été impliqué dans divers projets humanitaires, en Belgique,avec l’art comme thérapie pour les enfants abandonnés en Espagne avec l’art comme thérapie pour les personnes atteintes de maladies psychotiques et en Palestine avec l’installation d’une tente de théâtre mobile pour des activités en faveur des Palestiniens opprimés.

Il a co-fondé InterARTcity, une association représentant les droits des artistes et des musiciens, avec lequel il y a eu plusieurs projets en Belgique, en Serbie, aux Pays-Bas, en Espagne. Il a également contribué à la lutte pour la survie du collectif d’artistes “Ateliers Mommen” à Bruxelles.

 

Au cours de ses nombreux voyages, il a été fortement inspiré par la culure du Proche-Orient, de l’Asie, l’Amérique, l’Amérique latine, l’Afrique du Nord et presque toute l’Europe. À la fin des années 1980, il a organisé des expositions de rue en Italie et au Portugal (où il a vécu pendant un an et demi).
il a toujours été en première ligne pour défendre les droits des artistes et des musiciens, et a entre autres lancé des projets en Palestine, à Bruxelles, Belgrade, Maastricht et Valence avec InterARTcity.

Herman Geys est un voyageur dans le monde et dans la vie. Il a travaillé dans de nombreux ateliers, au Portugal, en Espagne et en Belgique, entre autre dans le “Collectif Ateliers Mommen” à Bruxelles, où il a vécu et travaillé pendant plusieurs années dans ce
collectif qu’il a partagé avec une trentaine d’autres artistes.